Le boycott !

 

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« Tout ce qui était mauvais pour la vie, on ne l’achetait plus ou on le jetait, c’était l’arme absolu, plus d’achat, plus de pouvoir. L’armée et la police ne pouvait rien contre le boycott« .

du film La Belle Verte, 1996, disponible sur Daiylmotion.

Mais alors, qu’est-ce que le boycott ?

Le boycott est le refus d’acheter, d’utiliser, de consommer des biens ou des services. C’est également le fait de refuser de commercer avec une personne, une entreprise ou une organisation pour protester, indiquer son mécontentement ou les punir (financièrement).

L’acte de boycotter n’est pas un acte anodin.

Le boycott est le fait de choisir consciemment de refuser une situation. Les boycotts peuvent avoir différentes étendues et peuvent prendre différentes formes :

  • individuel : choix personnel de refuser un produit ou une pratique et ayant pour objectif une modification/disparition du produit ou de la pratique.
  • étatique : choix d’un Etat de cesser une relation commerciale ou diplomatique ayant pour finalité un changement de comportement dudit Etat. C’est notamment le principe de l’embargo, où le refus prend la forme d’un boycott général et obligatoire pour les individus et entreprises du pays ayant prononcé l’embargo.

Le boycott est donc le fait de choisir de consommer de manière à ce que nos achats reflètent nos valeurs.

Consommer.

Ici, notre mot clé ! Dans une société consumériste, le pouvoir est détenu par les… consommateurs. Or, il m’arrive souvent d’entendre « mais on ne peut rien faire à notre échelle, c’est aux politiques de mettre en place le changement par la transition énergétique ».

Comme le pouvoir est détenu par les consommateurs, il est important pour ceux-ci d’aligner les valeurs avec les actions qu’ils prônent.

L’étendue du boycott que j’ai entrepris s’étend donc à plusieurs sphères, notamment :

  • les entreprises peu regardantes des conditions de travail/vie de leurs employés,
  • les entreprises désintéressées de l’environnement et de la santé globale des consommateurs,
  • les entreprises prenant part à la maltraitance ou la mise à mort animale,
  • les entreprises dont les produits sont emballés (à l’exception du verre),

 

C’est en cela que le Zér0 déchet est un boycott : refus de tout produit ou pratique pouvant mener à la création de déchet, dangereux pour la santé, destructeur pour l’environnement, coûteux financièrement.

C’est en cela que le véganisme est un boycott : refus de tout produit ou pratique menant à la déforestation de notre planète, la destruction de nos sols et de nos océans, l’épuisement de nos réserves en eau douce, perte de biodiversité, esclavage et tuerie par Milliard d’êtres sentient (conscience animale), l’empoisonnement de millions d’êtres humains (cancers, diabète, cholestérol, maladies cardiaques, hypertension) dont le seul but est l’enrichissement d’industries simultanément (agroalimentaires et pharmaceutiques).

C’est en cela que le bio est un boycott : refus de tous les produits qui polluent les sols, tuent les pollinisateurs, réduisent la biodiversité végétale, appauvrissent et érodent les sols.

Mes boycotts (démarrés l’an dernier en septembre) ont permis plusieurs résultats très concrets :

  • D’éviter la production de 400 kgs de déchet personnel et au moins 1 000 kgs de déchets par mes conseils à mon entourage.
  • D’épargner la vie de 350 animaux.
  • D’empêcher la déforestation de 1 000 m²
  • D’empêcher l’émission de 3 350 kgs de CO2
  • D’éviter l’utilisation de 1 600 000 litres d’eau
  • D’éviter la production de 7 500 kgs de céréales avec pour finalité l’engraissement animal et qui ont donc « théoriquement » pu être donné à des humains !
  • Et tout ceci sans compter tous les achats effectués d’occasion plutôt que neuf qui ont permis d’éviter l’exploitation d’enfants pour l’extraction de minerai, dans des usines diverses ou de travailleurs employés dans des conditions inhumaines.

Tous ces résultats sont à portée de tous et permettent une remise en question profonde des choix politiques et consuméristes fait par les dirigeants actuellement au pouvoir.

Avant de finir, j’aimerais vous rappeler une chose essentielle : nous seul avons le pouvoir de choisir, pour nous, à quoi nous voulons que le monde ressemble, c’est notre pouvoir et notre devoir !

Votre vote s’exprime par vos achats, par vos euros dépensés et par votre manière de consommer. Encore plus si vous n’êtes pas satisfait des dirigeants qui vous gouvernent !

Prenons conscience !

J.