Bilan de mes déchets après 4 mois

 

Durée de lecture : 9 minutes

Et nous voici arrivé en fin d’année 2017 ! Je souhaite vous remercier à tous pour votre fidélité et votre choix de suivre mon site internet !

Sans plus attendre voici donc le bilan de mon activité zéro déchet !

Voici l’article Zéro déchet qui permet de contextualiser comment j’agis au quotidien. Il suit les principes de Béa Johnson, papesse mondiale du zéro déchet.

Janus (nom de mon beau bocal poubelle, et avant cela, dieu des commencements et des fins, des choix de vie et des… transitions) est plein à 2/3. Comme il s’est rempli en 4 mois, je vais songer éventuellement à l’aider (pour ne pas qu’il explose) en le faisant grandir un peu, mais ça, ça sera l’an prochain 😉

Janus ! 104 ml de bonheur !

Les 5 axes de réflexion

Je vais donc faire mon bilan en 5 axes :

  • Les déchets recyclables pèsent 546 grammes, dont cartons, papiers, plastiques, métal… j’exclue les bouteilles en verre (que j’ai réutilisé à d’autres fins comme bouteilles à jus ou pour offrir de la lessive faite maison aux personnes qui le souhaitaient. J’ai jeté une 8aine de bouteilles, essentiellement des bouteilles de bières. Je ne prends pas en compte les consignes non plus).
  • Le compost, à l’exception de la peau d’un kiwi que je n’ai pas récupéré de chez un ami et 2 tranches de citron en bar. Autrement, j’ai récupéré toutes les épluchures que je faisais chez les gens quand je cuisinais, j’ai récupéré les déchets verts que j’ai produit lors de mes voyages pour les ramener également quand je ne trouvais pas de composteurs… et je récupère les sachets lorsque je bois du thé dans les salons de thé en ville.
  • Pour les déchets non recyclables, qui pèsent 22 grammes, j’ai repéré 2 sources de déchets pour lesquels il me faut trouver une solution :
    • Les encarts plastiques des enveloppes
    • Les préservatifs végans
  • Les objets neufs que j’ai achetés se comptent sur les doigts d’une main : 6 !
    2 livres (sans plastique autour <3) un transmetteur/récepteur USB (suite à la défaillance de la prise jack de mon téléphone pour ne pas remplacer celui-ci) un enregistreur professionnel pour les mariages (mon activité professionnelle principale), une spork (fourchette-cuillère) et un verre en inox.
  • Les objets d’occasion que j’ai achetés se comptent sur la moitié des doigts d’une main : 4 ! (Oui je vois le verre toujours comme à moitié plein 😉)
    Un clavier universel pour prendre tous mes cours à l’université sur mon téléphone portable, un appareil photo pour pouvoir publier de jolies photos sur le site internet, un appareil de musculation au poids du corps et une table pour poser mon ordinateur !

On m’a également fait passer des vêtements, je ne les mentionne que brièvement car je me défais (dons ou recyclages dépendant de l’usure) de vêtements lorsqu’on m’en donne. Je parlerais de ce principe minimaliste dans un autre article.

Pour mieux comprendre, je vais vous expliquer comment je considère qu’un déchet a été produit ou non par moi.
Il a été produit par moi s’il aurait pu être évité par un refus (paille, serviette au restaurant, set de table qu’il est même possible de refuser sur les plateaux de restauration rapide, …), si je ne l’achète pas ou que l’on ne me l’offre pas (déchets trouvés par terre, que je ramasse et jette régulièrement). Quand je mange chez les gens, je ne demande jamais à récupérer ma proportion de déchet d’un repas ou d’un apéro. Cependant, si je cuisine chez les gens et que c’est prévu (ce qui m’arrive occasionnellement), j’amène tout en vrac (épices incluses) et je ramène tous les déchets verts produits !

Je récupère également la capsule de bière dans les bars et demande régulièrement si les bars recyclent/compostent leur déchets et s’ils recyclent le verre (vous seriez étonné par le nombre de bars qui ne le font PAS). En général, j’essaie donc de prendre des limonades en pression (sans paille et sans touillette jetables, sans glaçon, car les glaçons demandent beaucoup d’énergie à produire) ou des bières pressions. Je récupère la tranche de citron s’il y en a une.

Je ne compte pas non plus les déchets liés à mes achats en vrac. Je ne demande jamais aux magasins de vrac de me donner une partie du sachet plastique qui a servi à remplir la bonbonne à vrac.

 

Ceci est donc la limite de mon expérience et de mon choix de tendre vers le Zéro Déchet. Ces limites ne m’ont cependant jamais poussé à me dire « Allez, si je n’arrive pas à être zéro déchet, autant ne pas le faire du tout », réflexion que j’entends souvent pour le véganisme, et le zéro déchet plus occasionnellement « si je ne peux pas l’être à 100% (car je tue des insectes en voiture ou que je consomme de l’essence), alors autant ne pas essayer du tout ! ».

Certains magasins et bars vous donne la possibilité de ne pas imprimer le ticket de caisse, cependant à la question « voulez-vous le ticket de caisse ? » je réponds non, s’il n’a pas été imprimé. Sinon, je le prends toujours pour le recycler, en le glissant dans une enveloppe A4 où je mets tous les morceaux de papier.

 

La flemme est un facteur à prendre en compte également. Certaines semaines, mes tickets de caisse se sont multipliés car les magasins avec option sans ticket ne sont pas toujours aussi proche que la Biocoop (le ticket est systématiquement imprimé !). Egalement, le marché bio de Toulouse n’est ouvert que le mardi et le samedi et j’avais envie de manger du chou-fleur un lundi ! Pour finir, pour éviter le reçu de carte bancaire, il faut toujours avoir du liquide sur soi, ce que je n’aime pas nécessairement.

Le bilan déchet

Voici donc les déchets recyclables énumérés :

  • 26 tickets de caisse
  • 6 tickets de stationnement (dont 2 du Royaume-Uni)
  • 31 reçu de CB
  • 11 capsules de bières (celle que j’ai eu le temps ou ai pu demander à récupérer chez les potes. Toutes celle en bar ont été récupéré)
  • 1 place de ciné
  • 2 cartes de visite
  • 6 papiers timbre La Poste
  • 13 pages A4 (essentiellement des cours et des exams, le reste, je l’ai refusé avant impression)
  • 2 parties adhésives d’enveloppes
  • 2 papiers commande en restaurant (le papier où les serveurs prennent la commande, quand il y a un papier, ce qui est moins fréquent en resto vegan comme la capacité est moins importante)
  • 1 morceau de sachet papier thé (tout le reste du thé est en vrac !)
  • 13 petits papiers divers
  • Plastique de certi de sauce soja (je recycle le verre, je coupe le bouchon pour le mettre au récup bouchon)
  • 2 emballages plastiques recyclables
  • 2 cartons d’emballages recyclabes
  • 5 enveloppes (après retrait des fenêtres en plastique car non-recyclables)
  • 1 emballage aluminium
  • 1 emballage La Poste recyclable
  • 1 enveloppe Kraft A4
  • 1 emballage à baguette chinoise
  • 1 emballage carton fast food
  • 2 bouteilles de lait végétal (lorsque je suis chez mes parents et que je me sers du lait végétal, sinon je fais tout à la machine à lait Soyabella).
  • 2 conserves métallique (un lait de coco et un faux-gras que l’on m’a offert à Noël)

Le tout pèse 546 grammes sans inclure le verre !

Quasiment tous les déchets mentionnés sont visibles sur la photo.

Tout a été mis au recyclage de manière optimale (toutes les enveloppes, petits morceaux de papiers, feuilles inférieures au A4, ticket de caisse et autres morceaux de papiers ont été glissé dans une enveloppe A4 !).

Emballé, pesé et pouf : envoyé (au recyclage !).

Et maintenant les déchets non-recyclable :

  • 11 étiquettes adhésives So Bio de pèse (Lorsque j’hésitais encore à me lancer dans le l’aventure du bocal…)
  • 9 emballages de capote + 1 emballage non récupéré.
  • 0 capote usagée car, y’a un moment ou ça suffit ! Imagines le dialogue : Moi : « Non mais, tu comprends pas, c’est pour la mettre dans mon bocal, je récupère tous mes déchets » – Elle : « Mais t’es sérieux en plus ? T’es vraiment un mec dégueu ! »
  • 4 fenêtres plastiques d’enveloppe
  • 2 petits plastiques divers
  • 1 carte bancaire LCL (je ferais des articles spécifiquement sur pourquoi j’ai choisi de changer de banque)
  • Du scotch noir
  • Du scotch transparent
  • Protection d’écran d’appareil photo
  • 1 bracelet de soirée
  • 4 agrafes

Le tout pèse 22 grammes non recyclables ! Ca inclut tout !

Moi-même je suis surpris du poids ! Le plastique c’est vraiment léger.

Concernant les objets achetés neufs, ma règle est simple : si je ne peux pas le trouver d’occasion après quelques semaines de recherche, alors j’accepte de l’acheter neuf. C’est la raison pour laquelle mon appareil photo et le clavier pliable (modèles exacts que je voulais) ont été acheté d’occasion, car ils étaient tous deux à Toulouse, dans un état neuf (l’appareil photo était encore emballé) respectivement à un peu plus du tiers du prix et à moitié prix.

Livre en anglais, introuvable en France, enregistreur cher donc rare, la spork et le gobelet ne sont pas monnaie courante, et je n’ai pas confiance pour ce qui est des capotes achetées d’occasion 😉

Le Bon Coin est merveilleux pour ce type d’affaires !

Pour les objets achetés d’occasion, je compte en acheter plus après en avoir vendu un certains nombre. L’état des objets achetés d’occasion était vraiment excellent et je vous recommande de tenter l’achat d’occasion, ça vaut vraiment le coup/coût !

Il manque la table (qui ne rentre pas dans le cadre) et l’appareil photo… qui me sert à prendre cette photo !

Je compte d’ailleurs remplacer et recycler mon ordinateur portable (8 ans) l’an prochainpour des raisons professionnelles. J’achèterais mon prochain ordinateur d’occasion, chose inenvisageable pour moi il y a 1 an, certainement sur Le Bon Coin !

Objectif pour l’année 2018 !

Je me suis donc fixé des objectifs.

Je vais essayer de diviser par 5 le nombre de tickets de caisse, de reçu de carte bancaire, de papier timbre, de feuilles A4 et les papiers en tout genre ! Bien évidemment mon objectif est d’avoir un carton recyclage vide.

Je vais informatiser mes liens avec l’ensemble des administrations qui m’envoient encore des courriers. Cela diminuera ma quantité de déchet recyclables et non-recyclables ! C’est d’ailleurs l’un des déchets non-recyclables les plus fréquents que j’ai.

J’achèterais ma sauce soya en vrac (O Local Bio, à Toulouse).

Les objets neufs sont peu nombreux et je compte en acheter encore moins l’an prochain !

Je vais tout de même acheter des objets. Et j’en achèterais certainement plus que ce fut le cas cette année. Ils auront quasiment tous pour point commun d’avoir été acheté d’occasion 😉

Surtout je compte vendre des objets ! Vendre tout ce qui ne me sert pas !

Dernièrement, vous l’avez remarqué plus haut, mon principal déchet non recyclable est l’emballage et le préservatif en lui-même. A cette fin, je vais contacter (ceci n’est pas une blague !) deux marques de préservatifs pour leur demander s’ils ont commencé la conceptualisation de préservatif compostable ! Si ce n’est pas le cas, je les inviterais à lancer une réflexion avec pour axe : le zéro déchet !

Bonne fin d’année à tous et… à l’an prochain !

Joachim